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Clara Duchalet a lancé Vépluche, une start-up qui collecte les épluchures des restaurateurs de Boulogne-Billancourt pour en faire du compost

Il est ensuite distribué aux agriculteurs d'Ile-de-France; Le vélo-cargo ne passe pas inaperçu dans les rues de Boulogne-Billancourt, où il intrigue les passants. « Beaucoup de gens nous arrêtent, nous demandent s’ils peuvent nous apporter leurs épluchures » s’amuse Clara Duchalet. La cofondatrice de Vépluche a de quoi sourire. A 25 ans, elle est à la tête d’une entreprise en plein développement.

Vépluche, qui a démarré au mois de janvier, collecte déjà les épluchures de 50 restaurants boulonnais. Chaque matin, Théo, l’un des deux salariés, enfourche le vélo et fait le tour des restaurants. Il repart avec une caisse de 12-13 kilos par enseigne en moyenne.



 

Le service est gratuit pour le restaurateur.

« En contrepartie, on lui demande d’acheter un certain nombre de produits via notre plateforme, soit des fruits et légumes ou de l’épicerie », explique Clara Duchalet. Tous les produits sont achetés auprès d’agriculteurs d’Ile-de-France.

Dominique Prouillac est l’une des premières clientes de Vépluche. Dans son restaurant « Le 6 », elle sert 110 repas chaque midi. « Avant le compost, on triait un peu comme tout le monde. C’est-à-dire le carton, les emballages et le verre. Mais comme on cuisine beaucoup de salades, de tartes, de gâteaux et de salades de fruits, on a beaucoup d’épluchures » décrit-elle. Des épluchures qui étaient jetées avec les autres déchets. « Désormais nos poubelles sont moins pleines et ça c’est important aussi pour la copropriété avec laquelle on les partage. »

 

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Dominique Prouillac, propriétaire du restaurant « Le 6 » à Boulogne-Billancourt, fait appel à Vépluche pour composter ses déchets.LP/Estelle Dautry

 

La restauratrice a salarié plusieurs étudiants, attentifs au recyclage. « À une époque, on ne pouvait même pas jeter le reste des carafes d’eau, on allait les verser sur les pots de fleurs voisins », s’amuse Dominique Prouillac.

Les réflexes écolos ne sont pas acquis pour autant. « Les trois quarts des clients viennent quotidiennement acheter leur déjeuner à emporter mais jamais aucun ne revient avec sa barquette de la veille, pourtant elle passe au lave-vaisselle ! Pareil pour les couverts. »

Bientôt, un écriteau informera ses clients sur le compostage. Au mois de février, 165 kg de déchets alimentaires ont été récupérés dans son restaurant. Et sur tous les restaurants partenaires, le poids atteint 7 tonnes…

Un secteur dense avec 500 restaurants

Des épluchures qui sont compostées dans les locaux boulonnais de Vépluche. Une machine broie le tout avec du broyat de cagettes. Pas besoin pour les restaurateurs de faire le tri, les épluchures de patates se mélangent avec l’écorce d’ananas. Le compost apparaît sec et sans odeur.

L’aventure est née à Boulogne-Billancourt car la ville est « un terrain d’expérimentation idéal », explique Clara Duchalet. « Un secteur dense avec 500 restaurants, qui permet de faire la collecte à vélo ».

Vépluche est déjà à l’étroit dans son premier local et va déménager, toujours à Boulogne-Billancourt. Elle recherche également un futur hangar dans le sud du département ou dans l’Essonne. « Il faut stocker le compost avant de l’apporter aux maraîchers. Impossible de leur distribuer des sacs de 20 kg, les livraisons se feront par camions entiers ».

Clara Duchalet réfléchit déjà à une collecte pour les collectivités et les particuliers.

À terme, une filière pour les particuliers sera également mise en place, avec du compost made in Boulogne.



 

Clara Duchalet, 25 ans, a créé dans les Hauts-de-Seine un système de récupération des déchets organiques des restaurants. Elle se sert du compost pour faire pousser des légumes, qu’elle vend aux restaurateurs. Itinéraire d’une jeune diplômée d’aujourd’hui.







Portrait dans Le Monde !

 

Interview réalisée par Paris & Co sur Vépluche diffusée sur Youtube

 





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